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Légitime défence
Si dans l’étude d’un art martial, l’on recherche une forme de développement personnel, une amélioration de ses qualités physiques et psychologiques, l’acquisition de nouvelles techniques de défense, un code éthique, etc. il faut cependant distinguer la pratique en club d’une réelle agression urbaine.
Nous avons repris plus bas la législation concernant la légitime défense afin que chacun  puisse se familiariser avec celle-ci et comprendre le cadre légal.
Il serait impossible, en un chapitre, de traiter un sujet aussi vaste que la défense personnelle, c’est pourquoi nous relèverons uniquement les points qui nous semblent essentiels.
– PREDATEUR : L’agresseur urbain est généralement désigné sous le terme de « prédateur » dans la littérature spécialisée, car il agit comme tel : il sélectionne généralement ses victimes (proies) potentielles en observant brièvement lesquelles il estime plus faibles que lui (ou alors il attaquera en nombre) et tentera généralement de les prendre au dépourvu, c’est à dire lorsque leur niveau de vigilance est bas.
Il ne faut attendre aucune forme d’empathie de ce genre d’individu. Il est donc essentiel de comprendre que le type « prédateur » n’a rien à voir avec « notre prochain » dont parlent les religions. Notre réponse pour mettre fin à cette menace ne doit donc pas être  teintée de morale, mais exclusivement de détermination et d’efficacité (lorsque l’agression est actuelle ou imminente et que la fuite ou l’appel aux forces de l’ordre est impossible…)
– ARMES : Si dans les films d’arts martiaux  on voit souvent le « héro » se débarrasser à mains nues d’assaillants armés, il faut distinguer clairement une situation réelle de ce que l’on voit dans les films.
Les techniques de défense face aux armes qui sont enseignées dans les arts martiaux sont réellement à considérer comme des techniques d’urgence, c’est à dire lorsque toute fuite ou « négociation » est impossible. Et malgré une certaine maîtrise de ces techniques, il est fort peu probable de pourvoir s’en sortir sans être blessé, voir très grièvement blessé.
Dans de telles situations, il vaut mieux ravaler son amour-propre et abandonner son smartphone ou les quelques 50 ou 100€ que nous avons en poche, que de risquer des conséquences vraiment tragiques.
Les techniques martiales de défense contre armes ne sont donc à envisager que lorsque l’agresseur porte effectivement l’assaut et qu’il ne reste  aucun autre recours que de tenter de se défendre.
– ADRENALINE : en cas d’agression réelle, de danger réel, le corps produit de l’adrénaline qui a pour but – en synthèse – de pouvoir mobiliser quasi instantanément toutes les forces de l’organisme pour permettre de fuir rapidement ou de combattre immédiatement. Ceci a pour conséquence une accélération du rythme cardiaque qui est généralement confondue avec de la peur.
En d’autres mots, en cas de danger, l’accélération du rythme cardiaque et tous les symptômes désagréables qui y sont liés tel que la modification du timbre de la voix, l’impression d’avoir les jambes qui tremblent, etc. ne doivent pas être interprétés comme des marques de faiblesse ou un manque de courage, car ils ne sont en réalité que la conséquence naturelle de l’action de l’adrénaline dans le corps, lorsque nous sommes confrontés à un danger.
Idéalement le pratiquant devrait donc pouvoir reconnaître ces symptômes comme tels, les accepter, tout en focalisant son attention sur son choix de fuir ou de combattre.
– ATTITUDE : bon nombre de situations potentiellement dangereuses peuvent être évitées en faisant preuve d’un peu de vigilance. Le bon sens et l’intuition sont d’excellents conseillers, pour peu que nous soyons un minimum attentif au monde qui nous entoure ainsi qu’à notre ressenti intérieur.
Par ailleurs, il est également un ensemble de petits conflits ridicules qui peuvent être facilement  évités en adoptant une attitude plus courtoise et compréhensive, dans notre quotidien.
– TECHNIQUES :  en situation de danger réel il vaut mieux privilégier les frappes les plus directes et les contres les plus fermes. D’une part, parce que ce n’est pas le moment de jouer à une exhibition technique ; et d’autre part parce que sous l’action de l’adrénaline, nos choix se porteront naturellement vers l’essentiel : les techniques qui font réellement du dégât, pour mettre un terme au plus vite à la menace.
Gavel, books and handcuffs on wooden table
– LEGISLATION :  (sources : www.actualitesdroitbelge.be)
Code pénal, article 416 :
« Il n’y a ni crime ni délit, lorsque l’homicide, les blessures et les coups étaient commandés par la nécessité actuelle de la légitime défense de soi-même ou d’autrui. »
Il découle de cet article que deux conditions doivent être remplies pour qu’il y ait « état » de légitime défense.
Premièrement, il faut qu’il existe une agression commencée ou imminente, injustifiée, et dirigée contre la vie, l’intégrité physique, la santé, la liberté d’aller et venir ou la pudeur d’une personne.
-L’agression doit donc être actuelle et suffisamment grave.  Il ne faut pas nécessairement qu’il y ait danger de mort, mais un danger sérieux et réel de blessures ou de lésions doit exister, de sorte qu’il était impossible de recourir utilement à l’autorité publique.
-L’agression doit également être injustifiée. Il n’est dès lors pas permis de repousser par la violence les actes légitimes des agents de l’autorité publique.
-L’agression doit être dirigée contre des personnes : soit contre la personne qui agit en légitime défense, soit contre autrui. En effet, le droit pénal belge, contrairement à son homologue français, n’admet pas que la légitime défense puisse s’étendre à la défense des choses ou des droits sur les choses.
Deuxièmement, l’homicide, les blessures et les coups doivent être commandés par la nécessité de la légitime défense. En d’autres termes, les actes commis pour assurer la riposte doivent être limités au strict nécessaire et proportionnés à la nature et à la gravité de l’agression subie ou du danger. Ne peut donc pas invoquer la légitime défense justificative, l’individu qui aurait pu se soustraire aisément au danger autrement qu’en portant des coups.
C’est le tribunal qui est chargé d’apprécier souverainement cette proportionnalité.

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